C’est fini !

Cette aventure a commencé le jeudi 23 octobre 2014 à 20:55. Si j’en crois le calendrier de l’espace Moodle, cela fait une année et 259 jours que j’ai commencé ce master. Il est terminé depuis hier, date de ma soutenance de mémoire.

Vous pourrez le trouver prochainement sur une archive ouverte.

En attendant, ça se fête avec des bulles !

Happiness_Davide D'Amico

Happiness de Davide D’Amico -licence by-nc/2.0/

Le blog reprend à la rentrée…

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Retour sur la visioconférence : le tutorat dans les MOOCS

La visioconférence a eu lieu le 04 mai 2015, il s’agissait d’entendre Jean-Paul Narcy-Combes poser un regard épistémologique sur ces objets à la mode qui sembleraient pouvoir résoudre tous les problèmes engendrés par les besoins de formation continue, dans le public et dans le privé, et l’accroissement du nombre d’inscrits à l’université (source Insee).

La visioconférence a été un succès, les enseignants tout comme le public ont été enthousiasmé par la qualité de l’intervention proposée. Je reviens ici sur les grandes étapes qui ont précédé la visioconférence du 04 mai.

Avant la visioconférence (état de l’art et recherche d’un intervenant)

La toute première étape a été de définir plus précisément le sujet. Marie Cerezo avait proposé au départ sur le forum i-campus de travailler sur les moocs, nous avons ensuite arrêté le sujet sur le tutorat car il était abordé dans plusieurs cours, de même nous devions participer à plusieurs moocs comme apprenant. Il semblait intéressant de réfléchir sur le format des moocs au prisme du tutorat.

La deuxième étape a consisté à faire une recherche documentaire que nous avons rassemblé dans un espace collaboratif sur Zotero. Ainsi, nous avons fait un état de l’art de la question en rassemblant des ressources. Chacun devait résumer et commenter les documents trouvés.

Puis, nous avons rassemblé nos commentaires et les questions pouvant être soulevées lors de la visioconférence sur un document collaboratif sur Google Docs.

En parallèle, nous avons recherché un intervenant, rapidement nous étions d’accord pour faire entendre le point de vue d’un-e didacticien-ne ou d’un-e spécialiste en sciences de l’éducation car il nous semblait qu’on entendait peu leurs voix concernant les moocs.

Une fois notre intervenant trouvé, nous avons arrêté une date pour la visioconférence en créant un doodle.

La visioconférence : chacun son rôle pour un travail en équipe

Nous nous étions réparti les rôles pendant la visioconférence même si nous avons tous participé à l’organisation. Le rôle d’animateur est revenu à Nicolas Fouré, qui a ouvert la matinée en présentant les organisateurs, l’intervenant et à accueilli le public présent physiquement et distant. Il a aussi introduit le sujet du tutorat dans les moocs.

Puis, Jean-Paul Narcy-Combes, professeur émérite des Universités de l’université Sorbonne-Nouvelle – Paris 3 a débuté son intervention en expliquant son
positionnement théorique, c’est-à-dire construire les complémentarités entre les
théories socioconstructiviste et émergentiste. Selon notre invité, le
déclenchement de l’apprentissage est social mais il ne faut pas négliger le
besoin d’action, la nécessité d’accomplir un travail d’entraînement. Ce besoin
serait négligé au profit de l’interaction sociale qui pourtant ne suffit pas.
Il a posé ensuite la question de la médiation, qui depuis 30 ans était un des rôles
de l’enseignant. Or ce rôle a été confié, dans les dispositifs de formation à
distance, à des tuteurs. Quelle est la formation de ces tuteurs ? Quelle est leur
place dans l’équipe pédagogique ? Ne devraient-ils pas participer à la
détermination du contenu des formations, à la gestion des ressources, à leur
recherche ? Or, l’enseignement à distance va révéler de nouveaux besoins, celui d’une forte implication des tuteurs. Jean-Paul Narcy-Combes
est revenu ensuite sur les éléments du tutorat à connaître. Pour terminer, il a posé la
question de l’intérêt des Moocs et de leur efficacité. Jean-Paul Narcy-Combes a déploré le manque de dialogue entre la recherche, l’enseignement et les
institutions. Celui-ci aurait permis de se poser les questions de la personnalisation des parcours, et du financement des Moocs qui étaient pourtant prévisibles.

Le public composé des étudiants et des enseignants du Master Aigeme ainsi que des professionnels de l’e-formation et de l’éducation aux médias ont été très intéressés par le sujet de la visioconférence. Ils ont pu échanger avec l’intervenant et poser des questions avec ce double regard d’apprenants dans des moocs et futurs concepteurs de formation à distance. Notre modératrice, Marie Cerezo était chargée de relayer les questions et commentaires du public distant.

Malgré des difficultés techniques, la visioconférence s’est bien déroulée. Organiser un tel évènement demande un travail en amont conséquent pour préparer des documents de synthèse sur le thème, prendre en compte les aspects techniques avec l’équipe technique à distance, tous les aspects organisationnels et de communication pour que le public soit au rendez-vous ne sont pas à négliger. Il a fallu faire preuve de flexibilité, d’efficacité, d’organisation tout en restant courtois et diplomate.

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Résultats du questionnaire

Je reviens après plusieurs mois d’absence, trop occupée par la rédaction du mémoire et du rapport d’activité professionnel, maintenant que j’ai tout remis ce weekend, je peux revenir ici vous présenter les résultats du questionnaire.

Un questionnaire anonyme a été envoyé à 187 doctorants, certains l’ont ensuite relayé sur des listes de diffusion, 38 personnes ont répondu. C’est un résultat très faible qui ne permet pas de tirer des conclusions pour l’ensemble des doctorants de l’établissement. Je vous propose tout de même une analyse des résultats.

profils des personnes

33 répondants sur 38 sont doctorants.  Ils sont  majoritairement archéologues avec 27 répondants puis anthropologues, ethnologues. Il faut préciser qu’un des deux répondants dans « Autre » a en fait précisé « histoire ». Il y a donc 4 répondants historiens, 2 répondants ethnomusicologues et un répondant qui a choisi « Autre » mais sans préciser de quelle discipline il s’agit.

profil_répondants

profils des personnes

La recherche documentaire

La section concernant la recherche documentaire nous informe de façon très utile sur les pratiques des répondants. A la question : « Utilisez-vous des bases bibliographiques pour vos recherches (Cairn Info, Persée, JStor, Biblio SHS, etc.). 28 répondants affirment les utiliser au moins une fois par semaine, 6 répondants au moins une fois par mois, et 2 rarement. Cela représente 36 répondants qui utilisent les bases de données bibliographiques. Le faible taux de réponse nous engage à ne pas tirer de conclusions hâtives. Nous pouvons tout de même constater que cet usage est courant même si les efforts de formations des SCD et des documentalistes doit se poursuivre car 2 répondants ne savent pas comment faire.

Les bibliothèques numériques et les E books

L’université Paris Ouest proposent une offre de E-books depuis un peu plus de 3 ans, les doctorants y ont accès  automatiquement s’ils se trouvent sur le campus. Les bibliothèques numériques parfois très spécialisées sont parfois mal connues des chercheurs, nous voulions savoir s’il en était de même chez les doctorants. Nous pouvons remarquer que seuls 5 doctorants ne font jamais de recherche dans des bibliothèques numériques. 33 répondants font leurs recherches documentaires dans des bibliothèques numériques. Ce résultat doit être nuancé car la majorité le fait rarement. Cet usage reste donc minoritaire.

La lecture de E-books est plus partagée 24 répondants sur 38 lisent des E-books pour leurs recherches entre une fois par semaine jusqu’à rarement. Cependant, 2 répondants ne les lisent pas parce qu’ils ne savent pas où les trouver alors que 6 déclarent qu’ils n’aiment pas la lecture numérique et 6 ne le font jamais. Près de 12 répondants ne lisent pas d’E-books pour leurs recherches. Cet usage est donc majoritaire mais pas répandu parmi les répondants, on peut même ajouter qu’il rencontre des résistances.

Les logiciels bibliographiques

L’usage de logiciels bibliographiques est majoritaire. 21 répondants utilisent Zotero, 6 utilisent Endnote, parmi les 9 répondants qui ont choisi la réponse « Autre », 1 répondant a précisé Mendeley. Précisons que 8 répondants utilisent FileMaker, un logiciel de base de données. Les archéologues utilisent FileMaker pour gérer leurs bases de données archéologiques, ils utilisent aussi ce logiciel pour gérer leurs bibliographies. Or, FileMaker ne permet pas de respecter les normes bibliographiques, cela demande donc un effort constant aux chercheurs pour concevoir leurs bibliographies. Notre service propose un accompagnement pour migrer les données bibliographiques sur Zotero qui permet une gestion bibliographique allégée et aux normes. Depuis 4 ans, seuls les chercheurs nous ont sollicités pour effectuer cette migration. Il serait possible de proposer ce service aux doctorants, peut-être faudrait-il le faire connaître plus largement et proposer un module de formation en ligne pour qu’ils puissent effectuer cette migration en autonomie.

Sentiment d’efficacité dans la recherche documentaire

La dernière question de cette section s’attache à mesurer le sentiment d’efficacité des répondants.

Echelle de Likert pour mesurer le sentiment d’efficacité des doctorants

Sentiment d’efficacité dans la recherche d’information

Sur une échelle de 1 (Pas du tout) à 5 (Tout à fait), seuls 4 répondants ne s’estiment pas efficaces dans leur recherche d’information. 5 répondants s’estiment tout à fait efficaces et 28 répondants s’estiment dans la moyenne.

La section 2 s’intéresse à la veille documentaire. La première question propose plusieurs outils de veille.

Les outils de veille utilisés

Les listes de diffusion sont les outils veille les plus utilisés

Nous avons proposé uniquement des moyens actifs de s’informer avec des outils qui nécessitent de s’inscrire (les listes de diffusion), de créer une alerte et d’agréger des flux rss. Les deux premiers moyens nécessitent d’être à l’aise dans la gestion de sa boîte emails. Agréger des flux rss demande de connaître la technologie de syndication de contenu, de savoir comment fonctionne un agrégateur, comment syndiquer des flux et où les trouver. Nous associerons ces manipulations à un utilisateur que nous considérons « averti ».

La majorité des répondants utilisent en premier lieu les listes de diffusion (25 répondants) puis des alertes par emails (20 répondants). 7 répondants utilisent un agrégateur de flux rss, ce qui est plutôt un bon résultat pour une population de répondants qui plébiscite les emails. 7 répondants ne savent pas utiliser ses outils ou bien ne savent pas quels outils ils utilisent. Le répondant qui répond « Autre » a précisé qu’il utilise Academia.edu. En effet, ce réseau social académique propose à ceux qui ont créé un compte de pouvoir suivre d’autres chercheurs et de recevoir des alertes par emails quand ils déposent de nouveaux documents.

Calenda : un outil de veille méconnu

La question suivante, avait pour objectif de savoir si les doctorants connaissent les outils gratuits proposés par le CNRS pour faire de la veille scientifique.

Connaissance et usage de Calenda

Calenda : peu connu et peu utilisé

Calenda est un calendrier qui rassemble les évènements scientifiques en Sciences Humaines et Sociales. Il a été conçu, en 2000, et il est maintenu par l’équipe du CNRS du Cléo-UMS 32-87. L’équipe du Cléo et son conseil scientifique assure la validité scientifique des évènements proposés par la communauté scientifique. Calenda publie principalement les annonces de colloques, les programmes de séminaires, les cycles de conférences, les bourses, les appels d’offres et les appels à contribution. Ce site Web riche d’informations scientifiques vérifiées et valides est pourtant peu connu puisque 27 répondants ne le connaissent pas et ne l’utilisent pas. Peut-être pourrions-nous filtrer les événements qui concernent la communauté scientifique de la MAE et proposer cette veille dans le cadre du dispositif de formation ou bien intégrer cet outil dans une formation sur les outils de veille scientifique.

La lecture de blogs de recherche est légèrement majoritaire
La lecture de blogs de chercheurs

La lecture de blogs est majoritaire

23 répondants sur 38 lisent des blogs de recherche. Le questionnaire tel qu’il a été conçu ne nous permet pas de creuser la question pour savoir ce qu’ils espèrent y trouver. Cette question nous permet de constater l’évolution d’un usage.

Accès informel à l’information

A la question « Diriez-vous que vous avez accès à l’information de façon informelle ? » permet d’obtenir des informations complémentaires par rapport à la question précédente sur les outils de veille qui propose uniquement des méthodes actives. Cette question ne propose que des méthodes passives d’accès à l’information. Avec l’affichage ou l’échange avec des collègues, l’information arrive à la personne par hasard et parce qu’elle a déjà un réseau bien constitué. La majorité des répondants estiment qu’ils ont accès à l’information de cette manière.

La majorité des répondants ont le sentiment d’avoir accès à l’information de façon informelle

l’affichage et les échanges entre collègues permettent de s’informer

La majorité des répondants s’estiment moyennement efficaces

La majorité des répondants s’estiment moyennement efficaces

Efficacité moyenne dans sa pratique de veille

Sur une échelle entre 1 (Pas du tout d’accord) et 5 (Tout à fait d’accord). 24 répondants répondent entre « D’accord » et « Plutôt d’accord ». Dans le même temps, 14 ne sont « Pas du tout d’accord » et « Pas d’accord ». Il semblerait que le besoin de formation à la veille soit nécessaire d’autant plus que personne ne s’estime « Tout à fait » efficace.

Les logiciels et les outils utilisés pour l’analyse de données

Nous allons maintenant nous intéresser à l’analyse de données, afin de savoir quels logiciels et quels outils sont utilisés pour quelles activités de recherche. Nous avons proposé plusieurs activités de recherche :

Traitement de l’image 27 répondants
Bases de données 25 répondants
Cartographie 23 répondants
Statistiques 17 répondants
Annotation 16 répondants
Fouille de texte (ou analyse de contenu) 15 répondants
Transcription 9 répondants
Traitement du son 7 répondants
3D 6 répondants
Autre (sans préciser) 1 répondant

Logiciels et outils classés par nombre de répondants

25 répondants qui ont choisi une ou plusieurs activités au dessus indiquent qu’ils utilisent des outils ou logiciels sur leur poste de travail. 8 répondants utilisent des logiciels en ligne. 5 répondants utilisent des outils ou des logiciels sans savoir s’ils sont en ligne ou pas. Ce qui dénote une connaissance imparfaite des outils. Les activités de recherche majoritaires sont celles des archéologues qui ont répondu plus largement au questionnaire. Il est donc logique que soit cité le traitement de l’image, les bases de données, la cartographie, les statistiques. Les activités d’annotation et de fouille de texte sont citées dans les mêmes proportions (16 et 15 répondants). Ces deux activités pourraient intéresser aussi bien les historiens, que les anthropologues, ethnologues, ethnomusicologues. Puis, viennent la transcription et le traitement du son (9 répondants et 7 répondants). Ces deux activités sont liées très souvent à l’analyse d’entretiens, à l’analyse d’une captation d’une performance musicale propres aux anthropologues, ethnologues, et ethnomusicologues. Enfin, 6 répondants utilisent la 3D. C’est un résultat plutôt élevé, certains laboratoires se sont saisis de la 3D mais c’est encore minoritaire pas uniquement par manque de formations mais aussi par manque d’équipements. En effet, l’USR de la MAE n’est, à l’heure actuelle, pas en mesure de proposer un équipement qui bénéficierait à l’ensemble des laboratoires. C’est donc à chaque laboratoire qu’il revient de s’équiper et de former ses doctorants. Nous constatons, que c’est déjà le cas pour certains.

La question suivante sous forme de champ libre permet aux répondants de préciser quels outils ils utilisent. Les outils suivants ont été cités :

Type d’outils/logiciels Noms Commentaires
Pour les bases de données Base Base est le logiciel de base de données de la suite libre Libre
Pour la cartographie Arcgis (logiciel SIG propriétaire), QGis (logiciel SIG libre)
Geoportail et OpenStreetMap : 2 portails de données géographiques Géoportail est un projet porté par le Ministère de l’environnement, il propose des données géographiques publiques et interopérables.

OpenStreetMap propose aussi des données géographiques libres mais c’est une initiative citoyenne. Le portail est enrichi grâce à des contributeurs bénévoles.

Pour les statistiques

 

PAST3 est un logiciel libre développé par le muséum d’histoire naturelle et l’université d’Oslo. PAST3 est un logiciel libre qui permet l’analyse spatiale, stratigraphique, la manipulation de données et les statistiques. Il est cité uniquement pour les statistiques mais il permet une grande variété d’analyse de données de terrain
Pour faire des recherches dans un document «La recherche dans Google Livres »

« La révision Word »

 

C’est deux fonctions permettent de faire des recherche d’occurrences. Ce ne sont pas formellement des outils d’analyse.
Pour la 3D Blender

 

Logiciel libre de modélisation et d’animation 3D.

Types et noms d’outils cités

Traitement des pdf  (fusion, section, etc.): aucun nom de logiciel cité. Nous ne considérons pas le traitement de pdf comme de l’analyse de données. Ce type de traitement est pourtant cité deux fois.

Résultats contrastés car les usages sont très variés, parfois très pointus lorsqu’il s’agit de la visualisation de données cartographiques et beaucoup plus conventionnel pour la recherche dans un document. Nous n’avons pas la possibilité de savoir quelles sont les pratiques d’analyse. Par exemple, que font les répondants qui recherchent des occurrences dans Word ? Que cherchent-ils ? Est-ce qu’ils font d’autres traitements ensuite ? Nous pouvons remarquer l’usage d’outils libres pour la 3D, les statistiques, la cartographie et les bases de données.

Sentiment d’aisance dans la manipulation des données
Mesure du sentiment d’aisance dans l’analyse, la diffusion, le partage, la publication des données

Sentiment d’aisance dans l’analyse, la diffusion, le partage, la publication des données

Nous voulions avec cette question, élargir le champs des possibilités autour des données et mesurer ce que les répondants ressentent vis-à-vis d’autres activités de recherche liées aux données comme la diffusion, par exemple, via des plates-formes telles que TELEMETA, le partage de données comme avec la plate-forme d’annotation collective ou individuelle ODSAS et la publication.

Il semblerait que les répondants soit à l’aise avec toutes les activités de recherche proposées. La diffusion, le partage et la publication de leurs données de recherche sont abordés avec la même aisance. L’analyse des données est l’activité qui leur semble la plus aisée.

Le format des données ne semble pas leur poser de difficultés puisque 26 répondants sur 38 se disent « familier » avec les différents formats.

Diffusion de la recherche sur le Web : HAL est délaissé au profit des pages personnelles

La section 5 revient sur la diffusion de la recherche avec 3 questions. « Est-ce que vos travaux sont déposés sur HAL ou HAL-SHS ? », « Avez-vous une page personnelle à jour ? » et « Faites-vous un effort conscient pour développer votre identité sur le Web ? ».

HAL, la plate-forme d’archives ouvertes créée par le CCSD (Centre pour la communication scientifique directe) du CNRS en 2001 permet de déposer, de sauvegarder de façon pérenne et de diffuser la production scientifique des chercheurs et doctorants. Depuis avril 2013, une convention de partenariat ente l’AMUE (Agence de mutualisation des universités et établissements), le CNRS et plus d’une vingtaine d’établissements supérieurs de recherche ont fait de HAL la plate-forme nationale d’archives ouvertes pour l’ensemble de la production scientifique française.

Les chercheurs sont fortement incités à déposer leurs articles dans HAL. Les doctorants ignorent vraisemblablement que cette incitation les concerne aussi car seuls 2 répondants déposent sur HAL, un parce qu’il est contraint par son institution et l’autre, et il est le seul, parce qu’il croit au libre accès et dépose le plus de travaux possibles. 23 répondants ne mettent pas leurs travaux sur HAL car ils sont sur Academia.edu ou un autre réseau social académique. 3 répondants refusent de le faire. 3 répondants ne savent pas le faire et 11 ne savent pas si leurs travaux sont sur HAL.

Ces résultats démontrent un déficit d’information concernant les objectifs de l’archive ouverte HAL, le mouvement de l’open access, le contrat de cessions de droits d’Academia.edu. Une entreprise privée qui se réserve le droit inaliénable de disposer de tout ce qui se trouvera sur la plate-forme mais qui par contre n’assumera aucune responsabilité juridique si un éditeur devait faire respecter ses droits d’édition. Certains répondants ignorent même s’il existe des documents dont ils sont les auteurs sur la plate-forme HAL. Il serait nécessaire d’informer les doctorants sur leurs droits d’auteurs, sur ce que sont les archives ouvertes, de les former au dépôt pour qu’ils puissent faire un choix raisonné quant à leur stratégie de diffusion de leur recherche. En effet, le pôle IST de l’INSHS du CNRS recommande de déposer les documents sur HAL pour assurer « la pérennité des données et le libre accès » et de partager le lien pérenne sur les réseaux sociaux.

Les pages personnelles : égalité entre la page du laboratoire et Académia.edu

Par contre, la majorité des doctorants ont une page personnelle sur le site de leur laboratoire (26 répondants). 26 répondants ont une page sur Academia.edu. Ce réseau est entré dans les usages de la communauté scientifique. On trouve 81 personnes sur Academia.edu avec un rattachement « Maison René-Ginouvès ». 2 répondants ont leur propre site web ou blog. Seul 3 répondants n’ont pas de page personnelle, 2 refusent et un répondant ne sait pas le faire.

Au vu des résultats, l’accompagnement pour la création d’une page personnelle ne doit pas être une priorité.

D’accord pour développer leur identité numérique mais encore des blocages

La dernière question de la section est plus générale, elle porte sur l’identité numérique des répondants sans présager du choix de l’outil, de la plate-forme ou du réseau.

Développer son identité numérique

D’accord pour développer son identité numérique mais avec de l’aide

Le « Oui » franc et massif est choisi par 4 répondants alors que le « Non, je ne vois pas l’utilité » est choisi par 12 répondants. Cependant, Certains ont conscience qu’il faut développer leur identité sur le Web mais se sentent « découragés par les aspects techniques », c’est le cas de 2 répondants ou bien par manque de temps, c’est le cas de 11 personnes. Remarquons par ailleurs que certains répondent « Non » parce qu’ils ne savent pas le faire. Il y a donc, malgré les 11 répondants qui n’en voient pas l’utilité, une majorité de personne qui souhaite développer leur identité numérique.

La préférence des personnes interrogées qui diffuse leurs travaux via une page personnelle sur le site du laboratoire ou sur un réseau social plutôt qu’un espace sur HAL illustre les propos de Louise Merzeau dans son intervention lors de la journée d’étude organisée par le CCSD et l’INSHS pour les 10 ans de HAL. Selon, la chercheuse en sciences de l’information, « l’archive ouverte est centrée sur le document, des chercheurs préféreraient qu’elle soit centrée autour du chercheur. C’est ce qu’on observe dans le numérique, ce n’est plus le document qui constitue le cœur d’un réseau mais une identité. » « Aujourd’hui, c’est l’identité qui sert de filtrage, de validation, de recommandation, de légitimation. ». Les chercheurs doivent maintenant se saisir de leur identité professionnelle sur le Web et nous devons les accompagner.

Se former

La dernière section, se former, tente de questionner le rapport des répondants au numérique au travers d’une série de questions : « Diriez-vous que vous connaissez toutes les potentialités de l’usage du numérique dans vos pratiques de recherche ? », « Pensez-vous que le numérique vous aide dans vos recherches ? »,  «Comment jugez-vous vos besoins de formation au numérique (savoirs théoriques sur le Web et outils) ? », «A quoi souhaiteriez-vous être formé en priorité ? », «Seriez-vous intéressé par une formation en ligne ? ».

26 répondants sur 38 estiment qu’ils connaissent les potentialités du numérique 11 ne sont « plutôt pas d’accord ».

Le numérique n’aide pas les pratiques de recherche

Nous sommes très surpris par les réponses de la question suivante.

Le numérique et les pratiques de recherche.png

Le numérique et les pratiques de recherche

En effet, s’il n’y a pas d’erreur, la majorité estime que le numérique ne les aident pas dans leurs pratiques de recherche. Pourtant, ils ont déclarés utiliser des outils, dont certains sont en ligne, pour traiter leurs données. Cela soulève plusieurs questions, qu’entendent-ils par pratiques de recherche ? Pensent-ils uniquement à la lecture et à l’écriture d’articles ? Peut-être que le terme « numérique » n’était pas suffisamment clair pour tout le monde ? Dans le même temps ils estiment leur besoin de formation au numérique élevé.

Besoins de formation jugés élevés
Evaluation du besoin de formation

Évaluation du besoin de formation

Puisque 32 répondants sur 38 évaluent leur besoin à 3, 4 et 5 sur 5. Peut-être qu’ils estiment qu’ils ont besoin de se former au numérique mais pas pour faire de la recherche. Nous ne pouvons que faire des suppositions, le questionnaire tel qu’il a été conçu et les réponses apportées ne nous permettent pas d’éclaircir ce paradoxe.

La priorité est donnée aux outils numériques

Priorités dans les souhaits de formation

Priorités dans les souhaits de formation

De plus, ils souhaitent en majorité être formés aux outils numériques, puis à la gestion de projet et enfin à des notions sur le numérique, les archives ouvertes, etc. Ces réponses sont à nuancer car nous avons proposé « Gestion de projet », « Outils numériques », « Notions sur le numérique, les archives ouvertes, etc. ». Ils avaient la possibilité de faire des propositions dans le champ libre de la réponse « Autre ». 2 personnes l’ont fait mais sans préciser les thèmes qu’ils souhaiteraient voir aborder en formation. Le choix des outils numériques n’est pas surprenant, c’est d’ailleurs les formations les plus communément proposées aux doctorants par les services TICE, les SCD et bon nombre de formations continues. Il faut écouter ce besoin de formation clairement exprimé. Cependant, nous partageons l’opinion de Olivier Le Deuff qui préconise de dépasser l’usage et de construire une compréhension des enjeux autour du numérique.

La toute dernière question avait pour but de mesurer leur adhésion à la formation à distance. Même si, le nomadisme des archéologues et des ethnologues plaident en faveur d’un dispositif de formation à distance, rien ne peut espérer être mis en place sans l’adhésion de la population cible à part, peut-être, un dispositif que personne n’utilisera.

Intérêt pour la formation à distance

Intérêt pour la formation à distance

Seuls 5 personnes ne sont pas intéressées par un tel dispositif. La majorité des personnes qui ont répondu au questionnaire y voit un intérêt.

Pour conclure, les personnes interrogées utilisent majoritairement les bases de données bibliographiques et un logiciel de gestion bibliographique. Pourtant, certains utilisent encore FileMaker souvent parce que c’est l’usage répandu dans leur entourage ou dans leur laboratoire et non parce que cet outil répond à leurs besoins de gestion bibliographique.

Concernant la veille, la pratique majoritaire est une veille via les listes de diffusion et les alertes. Sans changer totalement les pratiques qui consistent à recevoir sa veille dans sa boite email, peu de personnes ont tiré parti de la potentialité de la veille sur le Web. Seule une personne considère Academia.edu comme une source de veille. Nous pouvons supposer qu’il considère le site web pour la visibilité qu’il peut donner à leurs travaux de recherche et non comme une source de veille. Or, il est possible de faire de la veille sur Zotero, sur Twitter, sur Calenda, sur des sites institutionnels dont on peut surveiller la page. Il faudrait proposer un panorama de sources de veille potentielles et donner quelques clés méthodologiques pour qu’ils puissent mettre en place une veille sur le Web pertinente sans que cette activité soit chronophage.

Une formation autour de la diffusion devrait intégrer un volet sur les droits d’auteurs, sur le fonctionnement de l’édition scientifique et les enjeux autour du libre accès, de la voie verte, de la voie dorée. Il existe déjà énormément de documentation, de ressources produites par les tutelles. Il suffirait de les rassembler, de les structurer. Il faudrait aussi informer les doctorants, les sensibiliser aux archives ouvertes, les former au dépôt car dans un avenir proche ce dépôt sera obligatoire mais avant de les contraindre nous pouvons essayer de les convaincre aux vertus du libre accès en passant par la formation.

Pour terminer, les personnes interrogées semblent conscientes de leurs besoins de formation concernant les outils numériques malheureusement aucun n’a fait de proposition. Nous pourrions refaire des entretiens pour tenter d’en savoir plus sur les tendances observer dans les réponses obtenues grâce au questionnaire et proposer un nouveau questionnaire.  Il faudrait, de toute façon, proposer une version bêta du dispositif que nous soumettrions aux doctorants afin qu’ils puissent faire des retours et que les concepteurs puissent observer le dispositif en action.

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Un questionnaire en ligne sur les usages numériques

Parallèlement aux entretiens menés avec le public cible de mon mémoire, j’ai élaboré  un questionnaire qui devrait permettre d’évaluer, à une plus large échelle, les besoins de formation des doctorants de mon institution.

Mon questionnaire porte sur les usages numériques dans le cadre des travaux de recherche des doctorants. Il se compose de 6 sections (Vous êtes, Numérique et recherche documentaire, Veille sur vos thèmes de recherche, Analyse des données de recherche, Diffusion de vos recherches, Se former). Il est assez long mais le format le rend facile à compléter. Ce sont le plus souvent des questions fermées à cocher.

J’ai réalisé le questionnaire sur Google form, c’était l’occasion de le tester. Je l’ai trouvé très facile à utiliser, vraiment très ergonomique. Il n’y a absolument pas besoin de consulter un tutoriel. On le retrouve facilement dans son Google Drive donc j’ai pu le modifier par petites touches pendant mes pauses déjeuner par exemple. Le résultat est esthétiquement réussi.

questionnaire_memoire

mon questionnaire pas encore diffusé

La difficulté de l’exercice réside dans le choix des questions. Que voulons-nous savoir ? Poser très exactement la question et éviter de mélanger  deux questions différentes, permettra de faciliter l’analyse du questionnaire. Ensuite, il faut choisir le bon format de question. Faut-il une question avec plusieurs choix à cocher ou bien une succession de questions fermées ? Il ne faut aussi ne rien oublier. C’est bête mais au bout de plusieurs semaines à réfléchir, on oublie parfois l’essentiel. En ce qui me concerne, j’avais oublié de demander quel est l’objet de leur recherche, un comble pour un public de chercheur !

Une fois qu’on a terminé son questionnaire, il faut penser à la diffusion. Je n’avais pas du tout anticipé le temps que j’allais y passer.Comme je fais mon mémoire sur mon temps libre, je ne compte pas diffuser mon questionnaire sur la liste de diffusion de mon établissement. Je pense que certains de mes collègues n’y comprendraient plus rien. Je dois ajouter que  la liste de diffusion touche un public bien trop large, il finirait à la poubelle. Pour finir, beaucoup de doctorants ne consultent pas leur adresse universitaire.Je suis donc à la recherche des adresses emails personnelles des doctorants sur la page du laboratoire, sur academia.edu…

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Ecrire un storyboard : retour sur une formation SAPIENS

J’ai participé à une formation organisée par le service SAPIENS de l’université Paris 5 René-Descartes pour apprendre à écrire un storyboard et élaborer une vidéo pédagogique.

Je vous livre ici les quelques bonnes idées à reprendre pour animer des formations et les quelques notions importantes pour bien penser, en amont, une vidéo pédagogique.

1. L’accueil et l’écoute attentive et bienveillante

Dire qui on est et se positionner en tant que professionnel permet au public de savoir d’où on parle, cela assure une légitimité et  instaure une relation de confiance.

Les deux intervenantes de cet atelier étaient Danielle Cabrera (monteuse et formatrice, spécialiste en audiovisuel) et Antoinette Bouziane (ingénieure pédagogique). Je dois dire que j’ai particulièrement apprécié les qualités relationnelles de nos deux formatrices. Et puis deux formatrices pour 8 ou 10 personnes, c’est l’assurance d’être écouté et accompagné dans son apprentissage.

2. Donner la parole aux participants et fixer un cadre et des objectifs pour l’atelier

Nous avons commencé par un rapide tour de table, nous étions 8 personnes dont 6

chercheurs et 2 ingénieurs. Certains voulaient apprendre à faire des vidéo tutoriels, d’autres voulaient dynamiser leurs cours et encore d’autres voulaient proposer des vidéos pour introduire une notion avant le cours dans l’idée de la classe inversée.

3. Être acteur de la formation (nous construisons nos savoirs tous ensemble)

Nous étions assis en petits groupes de deux ou trois, nous avons commencé l’atelier en essayant de définir ce qu’est un story-board et une vidéo pédagogique. Nous avions des post-its nous y avons inscrit nos idées en quelques mots-clés puis chacun notre tour nous sommes venus présenter le résultats de notre brainstorming au groupe. En réunissant toutes nos trouvailles, tout faisait sens, nous avions deux définitions qui faisaient consensus.

4. Créer une dynamique de groupe

Nous avons alterné les moments de réflexions par petits groupes et la réflexion collective guidés par Antoinette et Danielle qui étaient là pour donner des éléments complémentaires, pour lancer des pistes et apporter des connaissances précises comme le vocabulaire filmique pour décrire les différents plans.

5. Réfléchir par l’exemple

Nous avons analysé une vidéo sur le commerce équitable. Nous avons été attentif au choix de la musique, à la succession des plans pour essayer de comprendre comment cette vidéo a été conçue pour en dégager les règles d’or de la vidéo.

6. Apprendre en faisant

La dernière partie de l’atelier était consacrée à la mise en pratique. A nous d’essayer de faire deux séquences d’un story-board. C’était loin d’être facile car il fallait se mettre d’accord sur un sujet. J’étais en équipe avec une enseignant chercheur en épidémiologie, c’est très loin de ce que je connais. L’autre difficulté qui a l’air toute bête mais il faut savoir dessiner🙂. Plus sérieusement, certains participants n’ont pas compris la différence entre un plan et une séquence c’est-à-dire une succession de plans.

7. L’atelier s’arrête mais la formation continue

Après la formation, Antoinette nous a envoyé un lien vers un  espace moodle où nous avons pu récupérer le support mais aussi pleins de liens vers des ressources complémentaires.

8. La besace pleine de bons conseils

Les fameuses règles d’or de la vidéo :

  • Susciter la curiosité
  • Réfléchir à la structure
  • Utiliser un vocabulaire adapté
  • Donner du plaisir
  • Créer une proximité avec le spectateur
  • Faire le lien avec quelque chose de connu
  • Varier le rythme (par des changements de plans, avec une voix off dynamique…)
  • Rester sobre (pas d’animations complexes, garder les explications synthétiques)
  • Garder un lien entre ce qu’on voit et ce qu’on dit
  • Montrer sa vidéo à un panel

J’ajouterai aussi qu’il ne faut pas hésiter à se faire aider par des professionnels qui sauront penser au montage en amont. Il faut aussi penser au message à chaque instant et prendre un parti-pris. Est-ce que nous voulons provoquer le spectateur, susciter sa curiosité ou bien être délibérément lisse et éviter la polémique ?

Éviter les erreurs de débutants comme :

  • Le zoom qui n’est jamais très réussi
  • L’image qui bouge
  • Le fondu enchaîné qui doit être utilisé pour les ellipses uniquement

 9. Les détails qui n’en sont pas

  • La communication : Code couleur unifié entre le formulaire d’inscription, le support de présentation, le questionnaire d’évaluation et le logo du service SAPIENS. Une prise de contact par email avant l’atelier et un email après pour partager des ressources complémentaires.
  • La disposition des tables qui permet le travail en petits groupes.
  • Du matériel pour travailler ensemble comme les post-it géants qui se collent au mur et permettent de présenter son travail au groupe
  • Un support de présentation comme une aide à la réflexion, pas trop de texte

Finalement, ça fait beaucoup d’éléments. Maintenant, il faut que je réfléchisse sérieusement à mon scénario et à mon story-board avant la prochaine formation, en mars, sur les aspects plus techniques de la vidéo pédagogique.

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Est-ce que je fais des humanités numériques ? (2)

J’ai terminé les analyses des entretiens sur QDA Miner, j’ai évoqué ma découverte et ma première prise en main du logiciel lors d’un précédent billet. J’ai pu faire un export sur Excel. Voici une copie d’écran du résultat.

Analyse tranversale des transcriptions

Analyse transversale des transcriptions dans Excel

Comment lire l’extraction des données sous Excel ?

Les deux premières colonnes reprennent la hiérarchie des mots clés.

Branche_analyse

Extrait d’arborescence sur  QDA Miner

La première colonne correspond à la Catégorie « Thèse », la deuxième correspond  aux Codes qui sont dans cette catégorie. Comme je débute mon analyse transversale, pour l’instant rien n’est encore décidé. Je commence par me servir des 2 colonnes de mots clés, du texte original et de mes commentaires.

J’ai pu commencer à dégager des thèmes en insérant des filtres sur les deux premières colonnes. On les voit sur les onglets en bas de la copie d’écran car j’ai fait des tableaux séparés à partir de la première extraction qui se trouve dans « Scheet 1 ». J’ai donc un filtre sur :

  • l’objet de recherche
  • le parcours universitaire
  • le choix du parcours
  • la pratique de chercheur
  • la thèse
  • l’écriture
  • l’organisation du temps
  • le lieu de travail
  • la constitution du corpus et le matériel
  • la relation à l’université, c’est-à-dire avec directeur de thèse, avec laboratoire et les autres doctorants.

Des idées de présentation des données dans mon mémoire

Je pense reprendre ces grands thèmes pour présenter les entretiens, ce sera plus intéressant de pouvoir voir  croiser ce que chacun dit des mêmes thèmes. J’ai aussi déjà repéré quelques phrases clés que je pense ajouter comme préambule d’un chapitre ou bien comme titre d’une partie.

Des pistes de réflexion intéressantes

une question de temps

Je me suis aperçue en lisant tous les entretiens de l’importance du temps dans la vie des doctorants interviewés. La gestion du temps est essentielle, soit parce qu’ils doivent gérer leurs différentes activités : les enseignements qu’ils donnent, l’analyse des données, la lecture d’articles, le terrain, l’écriture…, soit parce que certains d’entre eux ont un contrat doctoral qui limitent leur temps de thèse à 3 ans hors dérogation, soit parce qu’ils ont un terrain saisonnier qui rythme/qui contraint le temps de la thèse.

L’écriture

C’est un cap à passer, le moment clé de la thèse. J’ai cru comprendre qu’il y a un avant  et un après écriture pendant la thèse. C’est difficile, douloureux, angoissant. Ce moment de l’écriture est de l’ordre du rite de passage. Chacun trouve une parade pour essayer de dépasser cette difficulté. Choisir le lieu de l’écriture en fait parti.

Le lieu de travail, le lieu de l’écriture : la bibliothèque

Surtout ne pas écrire à la maison ! C’est le remède contre la solitude et contre la procrastination ! C’est aussi à la bibliothèque  qu’on trouve les ouvrages nécessaires mais cela passe presque au second plan. La bibliothèque tient du soutien psychologique.

On ne parle pas beaucoup de formation

Mes entretiens étaient peu directifs, je n’avais que 3 ou 4 questions. J’ai délibérément évité de demander « quels sont vos besoins de formation ? »  pour éviter d’induire des réponses. Cela m’a frappé en relisant tous les entretiens, il n’y a qu’un doctorant qui dit clairement qu’il se forme. J’ai trouvé très surprenant d’entendre certains me dire qu’ils se formeraient après la soutenance. Dans mon esprit, un doctorant est un apprenti chercheur et donc quelqu’un qui se forme pendant trois ans ou plus. Pourtant, j’ai eu en face de moi des chercheurs « à part entière » qui m’ont parlé longuement de leur objet de recherche, qui se positionnaient en tant qu’archéologue ou ethnologue. J’avais en face de moi des chercheurs plus jeunes, plus des étudiants.

Pourtant les besoins de formation sont là, ils apparaissent en creux. C’est à moi d’aller les débusquer. L’enquête continue…

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Stage de Geek ! (1)

J’ai commencé à réfléchir très sérieusement à mon projet de stage, j’ai finalement opté pour la solution de facilité (pas si sûr ?) en le réalisant sur mon lieu de travail.

Mon contexte

Comme je l’ai dit en préambule de ce e-portfolio, je suis documentaliste dans une maison des sciences de l’homme, je travaille auprès d’un public de chercheurs et d’étudiants à partir du Master. Ces chercheurs sont des archéologues, ethnologues, anthropologues et ethnomusicologues. Je le précise car ce n’est pas un détail, j’expliquerai pourquoi plus tard.

Mes missions

Une de mes missions consiste à accompagner les chercheurs dans leurs projets pour la partie documentaire. Par exemple en les aidant à mettre en place une bibliographie collaborative sur Zotero, un peu comme celle ci  mais pas forcément visible sur le Web. Je fais aussi de la veille et je propose un bulletin de veille numérique mensuel sur les formations gratuites en IST ainsi que des formations en présentiel en IST.

Qu’est-ce que l’IST ?

L’IST c’est l’Information Scientifique et Technique, c’est le cœur du métier des documentalistes en recherche.

Les chercheurs ont besoin pour rédiger leurs articles, participer à des colloques, élaborer des hypothèses de recherche, de lire énormément de documentation scientifique. La forme classique reste l’article même si en sciences humaines, les chercheurs écrivent beaucoup de monographies. Cependant, l’information scientifique n’est pas forcément sous forme papier. Les archéologues, par exemple, produisent aussi des cartes, des plans, des relevés de terrain, des dessins d’objets, des carnets de fouilles, des sites web, des bases de données accessibles en ligne…

L’importance de la documentation de terrain en archéologie

Les archéologues détruisent le terrain au fur et à mesure qu’ils fouillent, ils passent donc l’essentiel de leur temps sur le terrain à collecter des traces et des témoignages de leurs fouilles pour pouvoir s’y référer plus tard. La fonction documentaire est donc très importante, et beaucoup de documentalistes sont là pour les aider à organiser, mettre en lien, pérenniser cette documentation qui est maintenant aussi sous forme numérique.

Le numérique a bouleversé la façon de travailler des chercheurs et la façon d’étudier des doctorants. Que faire devant la masse d’information accessible sur Google ? Comment trouver rapidement de l’information pertinente et validée ? Comment rédiger et citer un article qui contient des références à des documents numériques ? Comment gérer son identité numérique ? Que sont les archives ouvertes et à quoi servent-elles ? Voilà quelques unes des questions auxquelles sont confrontés les doctorants d’aujourd’hui. Les formations que nous (notre service ainsi que l’ensemble des documentalistes dans les établissements de recherche) proposons tentent d’aider les doctorants à y voir plus claire, à adopter les usages qui respectent la loi, qui les feront gagner en efficacité et leur permettra d’accéder à l’information dont ils ont besoin pour faire leur travail de chercheurs.

Les formations en présentiel

Je propose donc des formations qui sont là en soutien de leur activité de recherche : Comment chercher l’information sur le Web ? Comment mettre en place une veille efficace ? Comment gérer ses références bibliographiques ?

Rendre accessible en ligne ces formations et celles de mes collègues : mon projet de stage

Une autre spécificité des doctorants en ethnologie, anthropologie, et archéologie, c’est l’importance du terrain. Quand vient le printemps, ils partent sur le terrain parfois loin parfois longtemps (3 mois, 6 mois ou plus). Le calendrier de recherche et d’enseignement est rythmé par les campagnes de fouilles et les départs en mission.

Des formations adaptées au rythme de travail des chercheurs

Parfois les doctorants viennent me voir à la dernière minute, comme cette doctorante qui partait en Amérique du Sud et voulait apprendre à créer et créer sa base de données avant son départ, 2 semaines plus tard. Comment faire ? Elle voulait assister à un ou deux cours puis avoir de la documentation à lire dans l’avion. J’ai fait ce que j’ai pu, cependant, un espace de cours en ligne aurait pu être bien utile.

De plus, je ne suis pas la seule de mon établissement à faire des formations, mes collègues de la bibliothèques en font aussi. Nous avons l’habitude de travailler ensemble alors pourquoi ne pas mutualiser nos contenus.

Voilà comment j’arrive à Moodle et non à WordPress mais ça je vous le raconterai dans mon prochain billet. Oui je sais, c’est mal…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Est-ce que je fais des humanités numériques ? (1)

J’ai le sentiment diffus d’avoir compris quelque chose d’important pour mon mémoire aujourd’hui.  Jusque là, j’avais l’impression de m’approcher de l’objet, de tourner autour, de tourner autour des humanités numériques. Comme il s’agit de l’objet de mon mémoire de master (cf : des pistes pour mon sujet de mémoire), je collecte, dans ma base Zotero, une bibliographie sur le sujet . Peut-être que c’est déjà faire des humanités numériques ? Ou bien est-ce que je fais des humanités numériques lorsque j’utilise un logiciel pour analyser mes données ?

Qu’est-ce que faire des humanités numériques ?

Il n’y a pas un ouvrage sur le sujet qui ne commence pas par essayer de définir les humanités numériques. Pierre Mounier et Marin Dacos proposent dans leur ouvrage, que vous pouvez lire en ligne :

les humanités numériques recouvrent un ensemble de pratiques de recherche à l’intersection des technologies numériques et des différentes disciplines des sciences humaines. (p.7)

Les deux auteurs se posent la question du seuil à partir duquel les chercheurs font des humanités numériques. Pour ma part, j’ai eu comme une épiphanie alors que je me débattais avec mes données ce matin.

Résonance

Il y a plusieurs semaines, j’ai réalisé quatre entretiens avec des doctorants. Ils m’ont expliqué comment ils gèrent leur temps de thèse, leur temps de terrain, leur temps d’enseignement, comment ils gèrent l’angoisse, la solitude, la page blanche…Bref, ils m’expliquent leur quotidien de doctorants. Ils me racontent leur thèse.

Depuis quelques jours, j’ai terminé la transcription et je débute l’analyse. Je suis dépassée par la masse : 4 entretiens de 30 à 40 minutes.

  1. J’écoute, je transcris
  2. Je les imprime, les passe au stabilo bleu (Erreur ! Trop de papier !)
  3. Je sélectionne des extraits dans Word (Erreur ! Impossible à analyser !)
  4. Je ne suis pas du tout satisfaite

Je n’arrive pas à « faire parler mes données ».

Epiphanie n°1 : Un matin, je transcris ceci :

M: « En fait tant qu’on a pas ses propres données, je pense qu’on arrive pas à se projeter. J’avais vraiment l’impression que ce que je faisais ne servait à rien. Et une fois que j’ai eu mes données. « Voilà ! Qu’est ce que je fais avec ça ? » »

Je me pose les mêmes questions que les doctorants que j’écoute parler de leur travail de recherche.

Qu’est-ce que je fais avec ça ?

J’installe et teste la version gratuite de QDA Miner par exemple. Voilà ce que ça donne. Épiphanie n°2 !

donnees_dans qda

Transcription dans QDA Miner

Ce logiciel permet d’analyser finement mes transcriptions. Dans la colonne de gauche, il y a l’arborescence de mon système de codes, encore bien imparfait, au centre la transcription, et à droite, le code qui entoure le texte concerné.

Un des avantages de ce logiciel c’est qu’il me permet de charger les différentes transcriptions tout en gardant l’arborescence. Je garde mes codes ou mots clés pour toutes mes transcriptions. Un des gros défauts des transcriptions dans Word, c’est que ça m’obligeait à garder une trace écrite de mon arborescence et de faire « Rechercher-Remplacer » quand je modifiais un mot-clé. De même, il était très difficile de modifier ou déplacer des branches entières. C’est beaucoup plus facile dans QDA Miner. D’ailleurs, je ne me souviens plus pourquoi j’ai eu la très mauvaise idée de passer par Word qui n’est pas fait pour ça.

L’autre avantage, que j’ai testé avec un seul entretien, c’est que je pourrai faire un export dans Excel pour pouvoir ensuite croiser les analyses des quatre entretiens. Je ne l’ai pas encore fait, c’est « A FAIRE » dans la carte heuristique ci-dessous qui résume le travail en cours sur les données.

Travail_sur_les_donnees_01-02-16

Travail sur les données

Une fois, que j’ai dessiné sur ma carte heuristique ce que je voulais faire avec mes données. J’ai eu une 3e épiphanie. Je fais des humanités numériques !? Je fais de la recherche !? Je fais de la recherche avec le numérique !? La question reste ouverte, j’ai encore quelques mois pour essayer d’y répondre.

 

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Scrivener : un outil utile pour la rédaction d’un mémoire

"Scrivener Logo" by Source. Licensed under Fair use via Wikipedia

« Scrivener Logo » by Source. Licensed under Fair use via Wikipedia

J’ai découvert il y a quelques mois le logiciel Scrivener développé par Literature and Latte conçu, au départ, pour la rédaction de scénario ou de textes littéraires. Il est, en fait, très pratique pour la rédaction d’un mémoire.

Gérer la multiplicité des sources

Je n’ai pas commencé la rédaction par contre j’avance doucement dans la constitution de la bibliographie. Je commence à accumuler des pdf, des fiches de lectures, des fichiers txt… Il est très difficile d’organiser toute cette documentation et de garder une vision d’ensemble.

Scrivener le permet grâce à son écran divisé.

Scrivener_2

Mon projet de mémoire sur Scrivener

Dans la colonne de gauche, il y a la liste thématique des différents sujets qui m’intéressent. Pour l’instant, tout est « rangé » dans une partie « Recherche » qui se trouve dans un dossier « Brouillon » car je n’ai pas commencé à rédiger mais il est possible de faire co-exister sur le même écran sa documentation et son manuscrit en cours de rédaction.

A l’écran, on voit mes notes des deux côtés mais on peut très facilement importer un pdf et le lire à l’écran tout en prenant des notes. Il est aussi possible d’ajouter une quatrième colonne pour pouvoir commenter un texte.

Aide à la réflexion

Cette visualisation des données permet la réflexion car il est très facile de rebondir d’un document à l’autre. Comme je suis vraiment au début de ce travail, je n’ai pas  encore utilisé toutes les fonctionnalités du logiciel. En ce moment, je me sers des icônes pour guider mes pensées : un nuage pour une idée, un point exclamation pour « ne pas oublier de… », une feuille blanche  pour une fiche de lecture, un dernier icône me rappelle ce qu’il me reste à faire. Ma liste hiérarchique reprend mon classement sur Zotero. Je trouve d’ailleurs très pratique de pouvoir faire glisser les dossiers d’une branche à l’autre, c’est une façon de tester mon ébauche de plan.

Difficultés rencontrées

Je ne prends pas le temps de me former, je perds du temps à essayer des fonctionnalités. En même temps, c’est bien normal, je comptais un peu sur ce temps qui n’est pas perdu.

Difficile de faire co-exister deux outils, Zotero et Scrivener. A chaque fois que je modifie une collection Zotero, je dois penser à faire de même dans Scrivener. Passer de l’un à l’autre n’est pas fluide.

Je dois absolument tester les fonctionnalités de bibliographiques dans Scrivener. Sinon, je devrai exporter mon document final dans Word et ajouter les appels bibliographiques un par un. J’aurais peut-être envie de m’épargner cette étape à la fin de la rédaction. C’est plutôt une difficulté à anticiper.

Bilan

Il est positif. Je ne regrette pas mon achat même si ma maîtrise de l’outil est sommaire. Si vous voulez voir un exemple parlant de Scrivener pour l’écriture d’une thèse, allez lire le billet de Caroline Muller qui utilise bien d’autres fonctions de Scrivener.

 

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Une vidéo de 12 minutes pour comprendre la taxonomie de Bloom et la zone proximale de développement de Vygotsky

J’ai trouvé, par hasard, une vidéo bien sympathique qui explique de façon très simple et ludique ce qui se joue lorsque nous apprenons et comment prendre en compte ces mécanismes pour enseigner.  Marc-André Lalande et sa collègue Judith Cantin présentent la taxonomie de Bloom et la zone proximale de développement de Vygotski. C’est drôle, c’est correct et la vidéo est très bien réalisée. Un exemple de vulgarisation réussie à suivre.

Parfois, pendant le master, on se demande bien l’intérêt de tel ou tel enseignement théorique, ce que cela pourrait nous apporter dans la pratique. En master 2, on veut du concret, du pratique, du tangible. C’est rassurant, ça donne l’impression que nous serons outillés pour affronter la nouveauté. Alors les théories d’apprentissages, ça peut laisser perplexe surtout si on les aborde d’un point de vue historique, les une après les autres.

L’intérêt de cette vidéo et qu’elle part d’une question qui va parler à tous les étudiants de master. Comment faisons-nous pour mémoriser ? Pourquoi nous oublions certaines choses et pourquoi nous en retenons d’autres ? Les théories d’apprentissages deviennent alors très proches. Ici, il s’agit de Bloom et Vygtski. deux chercheurs dont j’ai découvert les travaux l’année dernière dans le cous de M. Javaux en Didactique du Numérique mais Marc-André Lalande aborde bien d’autres sujets sur l’éducation et l’apprentissage sur sa chaîne Youtube.

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