Ecrire un storyboard : retour sur une formation SAPIENS

J’ai participé à une formation organisée par le service SAPIENS de l’université Paris 5 René-Descartes pour apprendre à écrire un storyboard et élaborer une vidéo pédagogique.

Je vous livre ici les quelques bonnes idées à reprendre pour animer des formations et les quelques notions importantes pour bien penser, en amont, une vidéo pédagogique.

1. L’accueil et l’écoute attentive et bienveillante

Dire qui on est et se positionner en tant que professionnel permet au public de savoir d’où on parle, cela assure une légitimité et  instaure une relation de confiance.

Les deux intervenantes de cet atelier étaient Danielle Cabrera (monteuse et formatrice, spécialiste en audiovisuel) et Antoinette Bouziane (ingénieure pédagogique). Je dois dire que j’ai particulièrement apprécié les qualités relationnelles de nos deux formatrices. Et puis deux formatrices pour 8 ou 10 personnes, c’est l’assurance d’être écouté et accompagné dans son apprentissage.

2. Donner la parole aux participants et fixer un cadre et des objectifs pour l’atelier

Nous avons commencé par un rapide tour de table, nous étions 8 personnes dont 6

chercheurs et 2 ingénieurs. Certains voulaient apprendre à faire des vidéo tutoriels, d’autres voulaient dynamiser leurs cours et encore d’autres voulaient proposer des vidéos pour introduire une notion avant le cours dans l’idée de la classe inversée.

3. Être acteur de la formation (nous construisons nos savoirs tous ensemble)

Nous étions assis en petits groupes de deux ou trois, nous avons commencé l’atelier en essayant de définir ce qu’est un story-board et une vidéo pédagogique. Nous avions des post-its nous y avons inscrit nos idées en quelques mots-clés puis chacun notre tour nous sommes venus présenter le résultats de notre brainstorming au groupe. En réunissant toutes nos trouvailles, tout faisait sens, nous avions deux définitions qui faisaient consensus.

4. Créer une dynamique de groupe

Nous avons alterné les moments de réflexions par petits groupes et la réflexion collective guidés par Antoinette et Danielle qui étaient là pour donner des éléments complémentaires, pour lancer des pistes et apporter des connaissances précises comme le vocabulaire filmique pour décrire les différents plans.

5. Réfléchir par l’exemple

Nous avons analysé une vidéo sur le commerce équitable. Nous avons été attentif au choix de la musique, à la succession des plans pour essayer de comprendre comment cette vidéo a été conçue pour en dégager les règles d’or de la vidéo.

6. Apprendre en faisant

La dernière partie de l’atelier était consacrée à la mise en pratique. A nous d’essayer de faire deux séquences d’un story-board. C’était loin d’être facile car il fallait se mettre d’accord sur un sujet. J’étais en équipe avec une enseignant chercheur en épidémiologie, c’est très loin de ce que je connais. L’autre difficulté qui a l’air toute bête mais il faut savoir dessiner :). Plus sérieusement, certains participants n’ont pas compris la différence entre un plan et une séquence c’est-à-dire une succession de plans.

7. L’atelier s’arrête mais la formation continue

Après la formation, Antoinette nous a envoyé un lien vers un  espace moodle où nous avons pu récupérer le support mais aussi pleins de liens vers des ressources complémentaires.

8. La besace pleine de bons conseils

Les fameuses règles d’or de la vidéo :

  • Susciter la curiosité
  • Réfléchir à la structure
  • Utiliser un vocabulaire adapté
  • Donner du plaisir
  • Créer une proximité avec le spectateur
  • Faire le lien avec quelque chose de connu
  • Varier le rythme (par des changements de plans, avec une voix off dynamique…)
  • Rester sobre (pas d’animations complexes, garder les explications synthétiques)
  • Garder un lien entre ce qu’on voit et ce qu’on dit
  • Montrer sa vidéo à un panel

J’ajouterai aussi qu’il ne faut pas hésiter à se faire aider par des professionnels qui sauront penser au montage en amont. Il faut aussi penser au message à chaque instant et prendre un parti-pris. Est-ce que nous voulons provoquer le spectateur, susciter sa curiosité ou bien être délibérément lisse et éviter la polémique ?

Éviter les erreurs de débutants comme :

  • Le zoom qui n’est jamais très réussi
  • L’image qui bouge
  • Le fondu enchaîné qui doit être utilisé pour les ellipses uniquement

 9. Les détails qui n’en sont pas

  • La communication : Code couleur unifié entre le formulaire d’inscription, le support de présentation, le questionnaire d’évaluation et le logo du service SAPIENS. Une prise de contact par email avant l’atelier et un email après pour partager des ressources complémentaires.
  • La disposition des tables qui permet le travail en petits groupes.
  • Du matériel pour travailler ensemble comme les post-it géants qui se collent au mur et permettent de présenter son travail au groupe
  • Un support de présentation comme une aide à la réflexion, pas trop de texte

Finalement, ça fait beaucoup d’éléments. Maintenant, il faut que je réfléchisse sérieusement à mon scénario et à mon story-board avant la prochaine formation, en mars, sur les aspects plus techniques de la vidéo pédagogique.

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